Quand le “non” est ignoré en silence reconnaître la violence sexuelle dans le couple

La violence sexuelle ne ressemble pas toujours à ce que l’on imagine.

Elle ne crie pas toujours. Elle ne frappe pas.

Souvent, elle s’infiltre dans les silences, dans les soupirs, dans les regards qui insistent, dans les gestes qui pèsent.

Elle s’habille de promesses d’amour, de bonne foi, de “t’as mal compris”.

Mais elle existe.

Ce n’est pas parce que c’est ton conjoint… que c’est consenti

Quand on vit avec l’agresseur, on ne porte pas de trace visible.

Et pourtant, on apprend à dissocier notre corps de notre volonté.

On se dit “je vais juste le faire, comme ça on évite une chicane”.

On se dit “je suis trop fatiguée pour me défendre”.

On finit par se convaincre que ce n’est pas si grave, parce qu’il ne nous a pas insultée. Parce qu’il ne nous a pas forcée physiquement.

Mais tu sais quoi ?

Quand ton corps dit non et qu’on continue quand même…

Quand tu n’as pas la liberté de refuser sans avoir peur des conséquences…

C’est de la violence sexuelle.

Les signes qu’on ignore trop souvent

    •    Tu te sens obligée d’avoir des relations, par peur qu’il boude, se fâche ou te rejette.

    •    Tu le fais même quand tu es malade, enceinte, en deuil ou brisée de fatigue, juste pour “avoir la paix”.

    •    Tu t’effaces pendant l’acte, tu “laisses faire”, tu attends que ça passe.

    •    Tu culpabilises de ne pas avoir envie, comme si c’était toi le problème.

    •    Il te reproche ton manque d’énergie, il quantifie les fois où tu dis non, il revendique ton corps comme un dû.

Ce n’est pas une dette

L’amour ne se mesure pas en faveurs sexuelles.

La maternité ne t’enlève pas ton droit au repos, à l’intimité choisie, à un corps respecté.

Et ce n’est pas parce que tu es en couple, ou mariée, que ton consentement devient automatique. Ton “non” reste un non. Ton silence aussi.

À toi qui lis ça…

Si tu t’es reconnue, même un peu, tu n’es pas folle. Tu n’exagères pas. Tu n’inventes rien.

Et si tu veux en parler, tu le peux. Tu n’as pas à prouver qu’il y a eu violence “visible”.

Parfois, les violences les plus graves sont celles qu’on a subies en souriant, en se taisant, en survivant.

Tu as le droit de guérir. Tu as le droit d’être entendue.

Et tu n’es pas seule.

Picture of Mère Alpha

Mère Alpha