quatrième texte, pour la section Violences conjugales, sous-onglet Gaslighting / emprise / manipulation, avec une emphase sur la violence coercitive en post-partum.

On ne parle pas assez de ce que vivent certaines mères juste après avoir donné la vie.

On parle d’allaitement, de baby blues, de nuits courtes… mais rarement de ce que ça fait de traverser tout ça avec un homme qui devient une charge, un stress, une blessure de plus.

La violence conjugale post-partum est souvent coercitive, insidieuse.

Elle se cache derrière des « j’essaie de t’aider », « c’est toi qui exagères », « t’es trop sensible avec tes hormones ».

Mais elle use. Elle brise. Elle laisse une femme vulnérable se sentir coupable, instable, et seule.

À quoi ça peut ressembler ?

•    Tu viens d’accoucher, ton corps saigne, ton esprit flotte… et lui te fait des reproches sur la maison, sur ton humeur, sur votre vie intime.

•    Il t’accuse d’être ingrate, alors qu’il a « changé une couche » ou « donné un bain », comme si c’était un cadeau.

•    Tu sens que tu dois justifier chacun de tes gestes : allaiter trop souvent, ne pas dormir assez, vouloir de l’espace.

•    Il minimise ta douleur, il invalide ta fatigue, il te dit que tu n’es plus la même.

•    Il rejette le bébé quand ça ne lui convient pas, mais revendique le rôle de père devant les autres.

•    Tu te retrouves à porter toute la charge mentale, tout en devant t’excuser de ne pas être assez douce, assez reposée, assez disponible… pour lui.

L’enfer des doubles attentes

Tu es censée être maman, aimante, dévouée…

Mais aussi femme, sexy, agréable, disponible.

Et quand tu n’es ni l’une ni l’autre parce que tu es tout simplement épuisée tu deviens une “plaintive”, une “trop émotive”, une “mauvaise partenaire”.

Ce n’est pas de l’amour.

Ce n’est pas du soutien.

C’est de la violence psychologique.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise

J’aurais aimé qu’on me dise qu’un partenaire qui t’épuise, t’angoisse, te critique ou te surveille après un accouchement…

Ce n’est pas juste un homme dépassé.

C’est un homme dangereux pour ta santé mentale.

J’aurais aimé qu’on me dise que tu peux être une excellente mère… tout en vivant de la violence.

Et que tu as le droit d’ouvrir les yeux. De mettre des mots. De demander de l’aide.

Si tu lis ceci et que tu te reconnais…

Je te vois. Je te crois. Tu n’es pas seule. Et tu n’as rien à prouver pour mériter d’être crue.

Ta fatigue ne ment pas. Ton corps parle. Ton cœur sait. Écoute-le.

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Mère Alpha